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Laurent Letty élu président du Pilotage de la Seine

Catherine Cornu vient de passer le relai à Laurent Letty. Le nouveau Président du Pilotage de la Seine souhaite recentrer l’activité de la Station sur le service aux navires maritimes.
- Port de Rouen

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Laurent Letty, 44 ans, est le nouveau président de la Station de Pilotage de la Seine. Elus par ses pairs, il remplace depuis le lundi 20 mai 2019 Catherine Cornu, parvenue au terme de son mandat entamé en mai 2016. Laurent Letty occupait les fonctions de secrétaire général au sein du bureau administratif, composé de six membres, mis en place par Catherine Cornu lors de son élection il y a 3 ans. Suivant les règles de gestion de la Station, la nomination au poste de secrétaire général implique l’accès à la présidence lors du mandat suivant. Laurent Letty a constitué un bureau, dont le secrétaire général élu, François Cadoret, deviendra président à la fin de son mandat, en 2022. A noter que Catherine Cornu occupe le poste de trésorière dans le nouveau bureau. Ce mode de fonctionnement permet au secrétaire général de se familiariser progressivement avec la gestion de la Station, de suivre les dossiers en cours et facilite ainsi son passage à la présidence.

« La Station de la Seine se porte bien, elle est toujours en mouvement », se félicite le nouveau président, qui a rejoint le Pilotage de la Seine en 2007. Avant d’intégrer la Station, il a navigué pour l’armement Euronav, mais aussi sur les dragues armées par le Port de Rouen, dont la Daniel Laval et l’ancienne Ronceray. « Ce qui m’a permis d’apprendre la rivière de façon concrète », indique Laurent Letty. Parmi les dossiers qui l’attendent, celui du regroupement des installations havraises fait figure de priorité. Entamée en 2012 par Pascal Erny, poursuivie par Catherine Cornu, la localisation sur un même site des ateliers d’entretien des vedettes de service aux navires, de la base de vie et des locaux administratifs du Havre va aboutir prochainement.


RECRUTEMENT D’UN NOUVEAU PILOTE


« Nous allons avoir un concours afin de recruter un nouveau pilote. Il est important de souligner que la phase de formation dure 5 ans, soit environ 1 200 opérations de pilotage », explique Laurent Letty. Les candidats devront justifier de 72 mois de navigation et d’un brevet de capitaine illimité, permettant de commander tous types de navires. Dans un premier temps, le pilote qui entre en Seine intervient sur des navires de petite taille, avec une longueur maximale de 100 m et un tirant d’eau d’environ 5,50 m. Au fil de l’expérience et de la compétence accumulée, il va « monter en stage » sur des unités plus grandes et ne plus avoir de limitation de taille, ni de tirant d’eau, au terme des 5 années de formation.


« Nous exerçons un métier où il y a énormément de transmission entre les pilotes d’expérience et les nouveaux. Il y a beaucoup d’oralité chez nous, car les navires n’ont pas toujours le même comportement, les conditions de navigation en Seine changent, les marées ne sont jamais complètement les mêmes. Chaque opération de pilotage est unique. Dans notre Station, nous travaillons beaucoup sur le retour d’expérience, à la fois écrit et oral », précise Laurent Letty.


LES DEFIS DU NOUVEAU CHENAL


Au cours de son mandat, Laurent Letty souhaite recentrer le pilotage sur le service aux navires de mer. Jusqu’en 2017, les pilotes de Seine intervenaient également sur les paquebots fluviaux, de Rouen jusqu’à Honfleur, pendant la saison des croisières fluviales qui va de mars à fin octobre. La législation a évolué avec l’instauration d’une licence de patron-pilote pour les capitaines des paquebots fluviaux. La Station de Pilotage de la Seine participe à la formation ainsi qu’à l’examen permettant l’obtention de la nouvelle licence. Désormais déchargée du pilotage de ces unités, la Station va se recentrer sur le service aux navires de mer, son coeur de métier.

« C’est une nécessité pour la Station de la Seine, juge Laurent Letty. Notamment en raison de la fin du programme d’amélioration des accès maritimes du Port de Rouen. Le gain d’un mètre de tirant d’eau représente un défi majeur avec des navires chargeant davantage de marchandise et des clairs sous quille plus faibles. Ces navires vont demander une attention particulière et nous allons devoir valider les montées et descentes faites sur simulateur. Les premiers navires prendront deux pilotes à bord ».


« La présidence de la Station m’a permis de découvrir une autre facette de notre métier, notamment tout ce qui concerne la gestion administrative. C’est un investissement très important avec de nombreux dossiers à gérer », explique Catherine Cornu. Première femme à la tête d’un syndicat de pilotage français, elle a repris le pilotage « en stage limité », sur des petits navires, avant remontrer progressivement en stage pour arriver à tous les tirants d’eau. Son retour sur la passerelle précède l’arrivée des grands voiliers de l’Armada de Rouen. En 2013, elle avait notamment pris la barre du TS Royalist, commandé par une autre femme, Angela Morris.

A propos du Pilotage de la Seine


Le « Pilotage de la Seine » est issu de l’ancienne station de Quillebeuf, autrefois célèbre pour sa fidélité à la couronne de France. Elle en a gardé les fondamentaux, aujourd’hui encore indispensables pour que le Port de Rouen garde son rang international. Son rapprochement avec les stations de Villequier (1948), de Honfleur (1958), de Dieppe (1976) et de Caen (1991), aboutit à la structure actuelle. L’étendue géographique de la Station nécessite expertise et expérience afin de sécuriser et dynamiser les trafics sur l’axe Seine. Cette diversité assure aux 52 Pilotes un champ d’action inégalé. Une de ses particularités repose sur la présence de « Pilotes Majors », qui assurent un lien direct avec les clients du Port de Rouen. Ils apportent leur expertise sur la régulation des navires en Seine, en fonction des marées, des courants et des sondes en rivière. www.pilote-seine.fr

A propos de HAROPA - Port de Rouen

Acteur majeur de la valorisation et de la protection de l’estuaire de Seine, HAROPA - Port de Rouen, premier port ouest-européen exportateur de céréales, accueille chaque année 3 000 navires, et 6 000 convois fluviaux, qui génèrent un trafic de 27 à 30 millions de tonnes. Au coeur de l'ensemble HAROPA, Rouen fonde sa singularité sur sa capacité à traiter tous types de trafics, notamment industriels, grâce au savoir-faire de ses opérateurs et à la diversité de ses terminaux, qui s’échelonnent de Honfleur jusqu’à la Métropole Rouen Normandie. www.haropaports.com