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Les exploitants de silos investissent pour réduire l’impact environnemental de leur activité

Atmo Normandie a publié en fin d’année le résultat d’une étude menée entre fin 2017 et début 2018 sur les mesures de poussières autour de trois silos rouennais. Entre particules en suspension (PM₁₀) et dépôts de poussières sédimentables, le sujet touche particulièrement les riverains de ces zones. Durant près d’un trimestre, Atmo Normandie a donc effectué des relevés réguliers en rive droite au niveau de Quenneport  (Commune de Val-de-la Haye) ainsi qu’en rive gauche sur le domaine portuaire de Petit-Couronne ; ces données ont été croisées par la suite avec celles livrées par les exploitants de silos Lecureur-Sénalia, Groupe BZ (Beuzelin) et NATUP (ex Interfaces Céréales),  portant sur les mouvements de navires, les arrivées de train, ou encore les chargements et déchargements de barges et de camions. Couplées avec les relevés météorologiques, le tout a fourni une photographie d’ensemble qui démontre combien il est difficile d’isoler l’activité des silos des autres activités industrielles de la zone portuaire pour déterminer avec précision leurs impacts respectifs sur l’environnement. Conscient de l’importance de l’enjeu, le Groupe BZ (nouveau nom de Beuzelin) a mis en service dès 2016 à Petit-Couronne un silo équipé de fosses de déchargement couvertes, de cônes anti-poussière ainsi que d’un bras diposant d’une tête limitant la jetée du grain et l’envol des poussières. Le silo Lecureur-Sénalia, situé à Val de la Haye, utilise pour sa part un système d’abattement des poussières (RAM) par nébulisation d’une solution aqueuse qui facilite la sédimentation des poussières. Chez NATUP (Simarex), à Petit-Couronne, le système de nébulisation fonctionne pour sa part à l’huile de colza. Au terminal céréalier de Grand-Couronne, les goulots de bras de déchargement des nouveaux portiques de l’exploitant Sénalia sont équipés d’un clapet régulant automatiquement le débit, éliminant les poussières qui accompagnent traditionnellement ce type d’opérations. Signe que les opérateurs prennent le sujet très au sérieux.

Création d’une nouvelle zone écologique pour un oiseau protégé : l'œdicnème criard 

Dans le cadre de l’aménagement de la plateforme du Quai de Petit-Couronne (QPC), l’habitat particulier d’une espèce d’oiseau protégée, l’œdicnème criard, a été compensé sur deux autres sites situés sur les communes de Sahurs et de Moulineaux.
En effet, cette espèce d’oiseau fréquente des sites à la végétation rase et installe ses œufs dans les graviers à même le sol. Ce type d’habitat particulier a donc été recréé en apportant des matériaux grenus issus d’installations de transit de sédiments de dragage de la Seine. Ces travaux sont intervenus fin 2017/2018 sur le site de Moulineaux et fin 2018/début 2019 sur le site de Sahurs. Des mares seront également implantées pour favoriser la diversité de l’habitat et permettre l’accueil du crapaud calamite
Par la suite, du fauchage ou du pâturage seront mis en place en 2019 afin de gérer les sites en limitant la repousse de la végétation sur ces zones de compensation. Un suivi est également prévu afin de s’assurer de la pertinence de ces aménagements expérimentaux.

Les opérations de dragage du Port de Rouen présentées aux étudiants du Master GEHYD de Rouen 

Depuis plus de 15 ans, HAROPA - Port de Rouen accueille tous les ans les étudiants du master GEHYD (Gestion de l’Environnement, Gestion Durable des Hydrogéosystèmes) de l’Université de Rouen.
L’objectif de l’intervention est de présenter aux étudiants l’activité de dragage du Port et les enjeux environnementaux liés à cette activité. Les techniques de dragage ainsi que les différents modes de gestion et de valorisation des sédiments dragués sont abordés. Le devenir des sédiments de dragage par le remblaiement de ballastières, l’immersion en Baie de Seine ainsi que la valorisation en installation de transit sont ainsi exposés lors de la demi-journée. Cette présentation s’intègre dans le module universitaire consacré à l’aménagement du territoire et aux impacts lors de la seconde année de Master.
Elle permet aux étudiants de découvrir un exemple concret d’aménagement et de gestion de l’estuaire de la Seine en lien direct avec leur cursus universitaire.

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