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HAROPA - Port de Rouen à l’heure de la COP21

HAROPA - Port de Rouen s’est engagé en fin d’année dernière en signant « l’accord de Rouen pour le climat ». Une feuille de route qui, à l’horizon 2050, fixe à l’échelle du territoire de la Métropole des objectifs ambitieux sur la diminution des gaz à effet de serre (GES) de 80%, la diminution des consommations d’énergie de 50%, ainsi que la multiplication par 2,5 des énergies renouvelables produites sur ce même territoire.

Construit dans la cadre de la COP21 de la Métropole Rouen Normandie, déclinaison locale de l’accord de Paris du même nom, l’accord de Rouen souligne un certain nombre d’engagements précis sur lesquels le Port de Rouen s’est déjà positionné depuis plusieurs années, telle la question de la rénovation énergétique des bâtiments administratifs. Après avoir réalisé en 2012-2013 un bilan de ses émissions de GES selon la méthode Bilan Carbone, le Port de Rouen a mené en 2014 un audit énergétique de l’ensemble de ses bâtiments administratifs, de Rouen jusqu’à Honfleur. Au final, un programme pluriannuel de travaux de rénovation sur 10 ans va permettre une baisse de l’ordre de 40% des consommations énergétiques des bâtiments situés sur le territoire de la Métropole avec à la clé une diminution de l’ordre de 55% des émissions de GES.


Déjà engagé en fin d’année dernière, le projet d’alimentation électrique des bateaux à quai en substitution du fioul s’est concrétisée avec l’implantation à Rouen des premières bornes de raccordement dans le cadre du projet « Borne et Eau », mené conjointement par HAROPA et VNF. En parallèle, le Port de Rouen étudie la mise à dispositions de bornes spécifiques destinées cette fois-ci aux bateaux fluviaux de croisière et entame la réflexion de l’alimentation électrique des navires de mer avec l’installation envisagée à l’horizon 2025-2030 de bornes sur les terminaux croisières de Rouen et Honfleur.

Bientôt des fermes solaires à Rouen ?

Egalement au cœur de l’accord de Rouen, la question de la production d’énergies alternatives sur le territoire de la Métropole va se concrétiser au niveau du Port par le lancement au deuxième semestre 2019 d’un appel à manifestation d’intérêts (AMI). « Le Port dispose de terrains dont certains sont des délaissés et pourraient accueillir des fermes solaires, ou encore de hangars qui pourraient être équipés de panneaux solaires », explique Sandrine Samson, cheffe du Service Environnement de HAROPA  Port de Rouen.


Enfin, la gestion des espaces naturels est depuis longtemps une priorité du Port avec près de 2 400 hectares de zones à vocation naturelle dont il a la responsabilité entre Rouen et Honfleur. Par exemple, du côté de Sahurs, un projet de restauration écologique est actuellement à l’œuvre. Objectif : recréer en lieu et place d’un « trou de Seine » un chenal parallèle au fleuve pour redonner vie à une annexe hydraulique de la Seine qui favorise le développement de la faune et de la flore estuarienne locale. Et à Lillebonne, ce ne sont pas moins de 300 m de digue qui ont été arasés au niveau d’une ancienne chambre de dépôt de sédiments de dragage pour permettre la reconstitution d’un milieu connecté au fleuve, soumis aux marées. « Nous avons ainsi redonné un espace de liberté au fleuve, permettant de recréer une vasière », résume Sandrine Samson.

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