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- Port de Rouen

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« Au-delà de la mobilisation, il va falloir transformer les essais »

Fabrice Legentil, Directeur régional Normandie de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie)

Fabrice Legentil

 

Jusqu’en 2016, nous avions l’habitude de travailler avec la Métropole projet par projet, en fonction de nos possibilités de financement. Nous avons notamment participé au financement des espaces info énergies dédiés au public, ainsi qu’à celui des conseillers en énergie mis à disposition des plus petites communes de la Métropole. En 2016 nous avons signé le premier contrat d’objectifs territorial Energie Climat qui comprenait une part variable de financement. C’est dans ce cadre-là, en partenariat avec WWF France, que nous nous sommes inscrits dans la démarche de l’Accord de Rouen.

Il s’agit d’une déclinaison locale assez fidèle de la COP21. Mais pour tenir ces objectifs ambitieux, comme la réduction de 70% de la consommation énergétique en 2050, la Métropole Rouen Normandie a pris conscience rapidement qu’elle ne pourrait pas y parvenir seule. Il a donc fallu mettre sur pied un véritable « collectif », avec les particuliers bien sûr, mais surtout avec le tissu industriel du territoire. C’est véritablement ce qui fait la particularité et l’originalité de cette démarche : la Métropole a su embarquer derrière elle un public plus large que le monde des collectivités. Et cela a été ressenti de manière favorable par les entreprises et l’ensemble des acteurs économiques du territoire. Désormais, au-delà de la mobilisation,  il va falloir transformer les essais.

Dans les engagements pris par le Port de Rouen, il y a selon moi deux points essentiels : l’aspect rénovation des bâtiments administratifs et portuaires, et le développement du photovoltaïque. Mais par-dessus tout, ce qui est important c’est le rôle d’animation que joue le port auprès des industriels qui sont implantés sur son domaine.